Les années se suivent et se ressemblent, on dirait, pour Jean-françois Batellier ! Je viens recevoir cette triste nouvelle de Jean-François, comme quoi il sest fait dégagé par la police nationale de St-Germain
Lundi de Pâques: enfin beau temps, je pars exposer dans la rue à St-Germain des Près, le seul endroit autorisé sur Paris; comme il était encombré de baraques commerciales, je pousse jusqu'à Odéon qui me sert d'emplacement-joker. L'expo à peine installée, trois pandores débarquent: "Vous avez une autorisation?"- "Oui mais pour St-Germain, suis-là 3 heures maxi passeque à 500 mètres j'peux pas bosser ce jour, pitié"- "Pas not'problème, vous dégagez sinon on saisit le matériel; on nous a téléphoné( porté plainte) à votre sujet.."- "Qui, on ?"- "On n'a pas à vous le dire, vos papiers SVP !"- J'ironise: "heureusement qu'on est pas en 1942", " je ne vous fais pas perdre trop de votre précieux temps à traquer des délinquants ?".Comme je commence à amuser la galerie: "si vous continuez = injures à agents" + "Mrs-Dames: circulez !" Le ton monte..
Une partie du public réagit (mollement) en ma faveur, l'autre a déjà courageusement pris la tangente sans piper mot ni prendre photo: on n'est plus après 68 non plus...Trop seul, humilié et amer, j'écrase et finis par dégager sans avoir gagné un euro: la journée est foutue !
Mais que fait-donc la police de St-Germain ? Pas assez occupée ?

