Idem pour le "oui" :
- la quantité importante de sorties fait qu'un nouvel album ne reste pas plus de 15 jours dans les présentoirs des nouveautés,
- les coûts d'édition se retrouvent bien sûr partagés entre une palanquée de séries ... qui du coup ne trouvent pas grâce auprès de l'éditeur si le chiffre des ventes n'est pas suffisant sur un laps de temps relativement court (pas toujours évident lorsqu'on ne reste dans les gondoles des nouveautés qu'une semaine/15 jours ou que le travail de marketing se résume au strict minimum).
Résultat : un nombre impressionnant de séries abandonnées en route, au grand dam du lecteur...
- la multiplication des TT & TL qui coûte parfois très chers pour un intérêt et une réalisation relativement commune : parfois, il vaudrait mieux en faire un seul magnifique & complet consacré au travail de l'équipe qu'un pour chaque volume d'une série.
- le monde de l'édition Bd commence à reproduire le même mécanisme que ce qui s'est passé pour la production musicale populaire. Cela finira par un fonctionnement à l'américaine ( la maison d'édition possède les droits d'une série ou d'un personnage et le dessinateur est en quelque sorte employé "sous contrat").
- une priorisation des contrats du moment au détriment du dessinateur déjà signé (un éditeur ne suit plus forcément le travail d'un artiste sur du moyen terme, comme cela se passait il y a quelques dizaines d'années). Un ex. : les Humanos qui possèdent le contrat pour la série "Prophet" de Lauffray négocie au plus bas le coût de la réalisation du nouvel album. Du coup, l'auteur ne peut décemment pas accepter et 90% de chance pour que ce nouvel épisode ne sorte pas chez eux ni un autre éditeur ... puisqu'ils demanderaient chers pour revendre les droits sur la série (par contre, pour le plaisir comme dirait H. Léonard : Lauffray sortira bien son nouveau
"Long John Silver" n°3 cet hiver ... et un magnifique TL du 2ème volume sera prêt/présenté au Quai des Bulles

)
